« L’égalité des chances, une chance pour tous » - 15 décembre 2016 à l’Université Française en Arménie (UFAR)

A l’initiative de l’Ambassade de France en Arménie et du Bureau du Conseil de l’Europe à Erevan et en partenariat avec l’Eurasia Partnership Foundation, une conférence débat intitulée « L’égalité des chances, une chance pour tous » s’est déroulée à l’UFAR le 15 décembre 2016. Elle a été l’occasion pour une cinquantaine d’étudiants d’écouter les témoignages de représentants d’ONG arméniennes et de débattre des discriminations dans la société.

Après une introduction de S.E.M. l’Ambassadeur Jean-François Charpentier, qui a rappelé que la lutte contre les discriminations est une question centrale dans nos sociétés afin de garantir le vivre-ensemble et permettre à tous les talents de s’exprimer, de Mme Natalia Voutova, cheffe du bureau du Conseil de l’Europe à Erevan, et de Mme Lusiné Sargsyan, cheffe du Département d’Analyse légale du Bureau de l’Ombudsman, les présentations se sont succédé.

Mme Anahit Simonyan du « Centre de ressources des femmes »a mentionné le projet de loi contre les violences familiales qui devrait être adopté cette année. La discrimination faite aux femmes est particulière du fait qu’elles représentent une majorité de la population et qu’elle se traduit par des comportements violents. Il existe également une forme d’auto-discrimination, les filles étant éduquées à accepter cette discrimination, par leurs mères, grands-mères et les autres femmes autour d’elles.

M. Arman Sahakyan de l’ONG « New Generation » a parlé des stigmatisations des personnes vivant avec le virus HIV. Ces personnes perdent leur emploi et on leur refuse l’accès aux soins du fait d’un manque de connaissance sur la maladie et ses modes de transmission.

Mme Zaruhi Manukyan du « Centre Mayri » de pédagogie thérapeutique a défendu l’insertion des enfants atteints de handicaps mentaux. Il est important que ces enfants soient intégrés, puissent rencontrer des enfants de leur âge pour qu’ils se connaissent mutuellement et que les peurs disparaissent.

Mme Natalia Voutova a conclu le panel en rappelant les engagements de la Charte sociale européenne, dont l’Arménie est signataire.

En conclusion, la lutte contre les discriminations est un investissement, puisque les personnes qui sont privés d’une égalité de chance sont des talents perdus qui constituent un manque à gagner pour la société. Les lois sont nécessaires pour montrer les normes et les limites, mais l’éducation et la diffusion de l’information sont aussi importants pour que les citoyens connaissent leurs droits et les défendent.

Une discussion animée avec le public, majoritairement féminin, a suivi autour des questions de genre et les stéréotypes en Arménie mais aussi en Europe.

publié le 16/12/2016

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