Le rayonnement de la Francophonie [hy]

Le ministre des affaires étrangères et du développement international, la ministre de la culture et de la communication et le secrétaire d’État chargé du développement et de la Francophonie ont présenté une communication relative au rayonnement de la Francophonie.

Le sommet de la Francophonie a consacré un nouvel ancrage de la francophonie dans l’Océan indien et le retour de Madagascar sur la scène internationale. Premier sommet de Michaëlle Jean, il a été l’occasion de dresser un bilan de son action à la tête de la Francophonie depuis deux ans.

Une inflexion a été donnée aux travaux de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) en matière de prévention de la radicalisation, d’éducation, de promotion de la langue française et de développement durable en appui à une « Francophonie des solutions ».

Une place particulière a été accordée à la jeunesse avec la participation de 20 jeunes francophones au sommet.

La conférence ministérielle précédant le sommet a réaffirmé l’importance du français dans la vie internationale par l’adoption d’une résolution sur la mise en oeuvre du Vade-mecum de 2006 relatif à l’usage de la langue française dans les organisations internationales.

Concernant les demandes d’adhésion à l’OIF, les candidatures retenues sont les suivantes : l’Argentine, la province canadienne de l’Ontario et la Corée du Sud en tant qu’observateurs, et la Nouvelle Calédonie comme membre associé.

Les prochains sommets de la Francophonie auront lieu en 2018 en Arménie et en Tunisie en 2020.

Chaque année autour du 20 mars, « la semaine de la langue française et de la Francophonie » se fait l’écho de l’attractivité de la langue française et de la richesse et de la diversité des cultures francophones. De très nombreuses manifestations sont organisées dans le monde entier à l’initiative et avec le soutien du réseau culturel français.

La langue française constitue le lien privilégié d’une communauté de 274 millions de locuteurs dans le monde. Son usage connaît par ailleurs une progression importante dans certaines régions du monde, portée notamment par des initiatives innovantes, par exemple le programme e-patrimoine ou encore le réseau francophone numérique (RFN) qui réunit 25 des plus grandes institutions documentaires de la francophonie pour construire et développer le portail d’une bibliothèque numérique francophone au service du rayonnement des cultures francophones et de la langue française.

Même si la langue française est la seule langue parlée sur les cinq continents avec l’anglais, elle pourrait décliner si les efforts en faveur de l’enseignement du français ne sont pas renforcés.

Dans ce contexte, le développement de ressources numériques pour apprendre et enseigner le français est indispensable. L’initiative francophone pour la formation à distance des maîtres y répond en proposant des formations à distance, adaptées aux besoins de chaque pays.

La Francophonie pèse aussi sur les grands débats mondiaux, en créant des coalitions de pays francophones dans les enceintes internationales. Ainsi, si la France a beaucoup contribué au succès historique de la conférence sur le climat en 2015, c’est aussi grâce au levier de la Francophonie, qui a permis des avancées décisive.

La Francophonie joue aussi un rôle clé au sein des Nations unies puisqu’elle permet de mobiliser les pays africains et d’être le « trait d’union » entre « pays du Nord » et « pays du Sud ». La conférence sur les opérations de maintien de la paix en environnement francophone, qui s’est tenue à Paris le mois dernier, en est une illustration.

Le partage de la langue française, troisième langue des affaires, est une chance pour les économies. La première journée consacrée à la francophonie économique et numérique, qui a eu lieu le 14 septembre 2016, au siège de l’OIF, est une preuve de l’essor de la francophonie économique.

D’autres avancées comme la création d’alliances industrielles, un système de dépôt de brevets en français, la mise en place d’un Erasmus francophone, la création de diplômes communs ou encore l’idée de mettre en place un « passeport économique et culturel de la francophonie » sont des pistes à explorer.

publié le 05/12/2016

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